En République démocratique du Congo (RDC), la DRC Mining Week, le plus important rassemblement des acteurs du secteur minier de la région, s’est déroulée du 11 au 13 juin 2025 à Lubumbashi, dans le sud de la RDC. Là où la stratégie américaine se concentre sur l’exploitation minière, l’Union européenne (UE) souhaite agir sur les chaînes de valeurs. Explications.
Cette DRC Mining Week, cette année, s’est caractérisée par une présence américaine très attendue. L’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, était notamment présente pour la première fois à cette rencontre et a exposé la nouvelle ambition économique de l’administration Trump sur le continent.
« Trop longtemps, nous avons été en retrait sur le continent », a reconnu l’ambassadrice américaine devant un parterre d’investisseurs, avant d’ajouter : « Nous nous concentrons désormais sur une croissance portée par l’investissement et le commerce. »Les Américains veulent en effet diversifier leurs sources d’approvisionnement en minéraux nécessaires aux technologies de pointe – le cobalt, le coltan et le lithium – et dont la plupart des gisements se trouvent dans l’est de la RDC.
Pour y arriver, Lucy Tamlyn a insisté sur la nécessité de rétablir la paix dans l’est de la RDC et appelé au retrait de toutes les forces étrangères du pays.
Washington et Kinshasa sont en train de négocier un accord sur les minerais qui devrait permettre aux États-Unis d’accéder aux minéraux stratégiques de la RDC, en échange d’un soutien à la résolution du conflit avec le groupe politico-militaire AFC/M23. Avec cet accord, Washington espère pouvoir prospecter dans la région.
En attendant, une société américaine KoBold Metals a fait part de son intérêt pour le gisement de lithium à Manono dans le Katanga, région australe de la RDC.